Activités

Acfas 2021 : Colloque CÉRTA 629 - Socialisation et environnements d’apprentissage

Jeudi, 6 mai 2021 - formule 100% virtuelle
 

La programmation détaillée est accessible ici.

Dans l’analyse des parcours d’apprentissage tout au long et au large de la vie, la question de la socialisation se pose de façon nouvelle, posant l’idée que la socialisation se déroule dans plusieurs sphères de vie à la fois, comme la famille, les services de garde, l’école, le travail, le sport et autres. On s’intéresse alors à une « socialisation continue » (Darmon, 2016) où s’entrelacent des influences de plusieurs instances socialisatrices dans des environnements divers. La socialisation emprunte ainsi à des logiques d’action souvent contrastées, ce qui est caractéristique de l’individu pluriel (Lahire, 1998). Ainsi, dans un monde en profonde transformation où les grandes institutions, notamment l’école, perdent une partie de leur influence de socialisation, il est nécessaire de poser un regard neuf sur le processus de socialisation, tout particulièrement lorsqu’on s’intéresse aux populations en situation de vulnérabilité sociale et aux environnements qu’elles fréquentent, notamment ceux numériques. Les communications de ce colloque s’intéressent à la socialisation à différents âges de la vie : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte ainsi qu’à la méthodologie de travail pour documenter la socialisation, celle-ci posant des défis aux équipes de recherche qui travaillent souvent avec des méthodes de plusieurs disciplines (géographie, philosophie, psychologie, sociologie, sciences de l’éducation, sciences de l’information, sciences politiques). Nous inspirant de la proposition du sociologue Bernard Lahire, nous discuterons de la faisabilité et de la pertinence de documenter dans nos enquêtes : les cadres (ex. : instances ou institutions), les modalités (ex. : les techniques, les manières de faire), les temps (ex. : les rythmes, les durées, les moments) et les effets (ex. : les dispositions qui résultent du processus) (Lahire, 2013, 2015).

Le but du colloque est de favoriser le dialogue et le croisement de perspectives sur la question de la socialisation dans les parcours d’apprentissage à tous les âges de la vie et dans différents environnements. Nous poursuivons deux objectifs spécifiques :

  1. Mettre en commun les marqueurs de socialisation ayant une incidence particulière chez les personnes en situation de vulnérabilité sociale ;
  2. Discuter de la pertinence et de la faisabilité de documenter systématiquement les cadres, les modalités, les temps et les effets dans les études incluant les apprentissages par socialisation.

Ce travail permettra d’éclairer des apprentissages réalisés, de façon tacite ou non, dans l’exercice d’une pratique, qu’elle soit structurée (ex. : sportive ou religieuse), plus ancrée dans une culture de débrouillardise (ex. : fabrication des repas avec peu) ou ceux de la sphère numérique (ex. : raccourcissement des durées de réponse), et leur influence dans la poursuite du parcours d’apprentissage et lors de transitions diverses.

Le colloque d’une journée, en format 100% virtuel, est organisé par le Centre d’études et de recherches sur les transitions et l’apprentissage (CÉRTA). Nous avons le grand plaisir d’accueillir Bernard Lahire, sociologue, professeur à l'École normale supérieure de Lyon, détaché au CNRS (Centre Max Weber) et de discuter de sa proposition sur l’étude de la socialisation. Après sa conférence d’ouverture, sept communications présenteront différents travaux empiriques s’intéressant à la socialisation dans divers environnements d’apprentissage et à divers âges de la vie. Une discussion en plénière aura lieu en après-midi.

Bienvenue à toutes et à tous!

 



Acfas 2021 : Colloque CRJ 424 - Autonomie, mieux être et santé mentale dans les parcours des jeunes

Mardi et mercredi 4-5 mai 2021 - formule 100% virtuelle
 

La programmation détaillée est accessible ici.

Si le passage à l’âge adulte constitue en soi un processus d’autonomisation, il est possible d’affirmer que l’autonomie constitue plus que jamais un enjeu clé dans les parcours des jeunes. D’un côté, injonction issue des paradigmes managériaux traversant tout autant le système de production que les politiques publiques, l’autonomie devient une exigence omniprésente pour construire de manière socialement légitime son cheminement. De l’autre côté, le décalage entre les attentes des jeunes dans différentes sphères de vie (que ce soit le travail, la formation, le logement, la famille, l’engagement dans sa communauté) et les réelles possibilités de les combler, encouragent parfois les jeunes à défier les normes sociales dominantes et à défendre leur autonomie individuelle et culturelle à l’heure de construire leur parcours. Entre injonction à la production et revendication d’épanouissement, l’autonomie est au foyer de tensions qui se répercutent sur leur mieux‐être des jeunes et leur santé mentale : troubles de l’attention; épuisement ; technostress ; solitude ; colère ; démobilisation ; sentiment de vulnérabilité au travail ; détachement de la communauté… Ces tensions, souvent vécues individuellement, voire dans l’isolement, soulèvent par ailleurs l’enjeu de la responsabilité collective, de la qualité et de l’adéquation des réponses institutionnelles qui sont offertes : manque de ressources; racisme institutionnel; méconnaissance des réalités spécifiques de la part des intervenants.

C’est dans ce contexte de tension que ce colloque souhaite réunir des contributions issues d’une variété de disciplines et d’approches analytiques pour éclairer la question de l’autonomie et mettre en évidence tant la diversité des conditions regroupées sous la catégorie « jeunes » que les inégalités sociales affectant le passage à l’âge adulte selon les régions, la situation socioéconomique, la situation familiale, l’identité de genre, l’appartenance culturelle et l’origine ethnique, parmi d’autres. En cohérence avec la programmation de la Chaire‐réseau de recherche sur la jeunesse du Québec (CRJ), ce colloque vise à stimuler, dans une perspective critique, le dialogue interdisciplinaire et interuniversitaire sur la thématique pour couvrir l’ensemble des quatre volets de la chaire : santé et bien‐être ; éducation, citoyenneté et culture ; emploi et entrepreneuriat ; jeunes autochtones.

Le colloque, organisé sur deux jours par la Chaire‐réseau de recherche sur la jeunesse du Québec, inclura des séances de communications avec périodes de discussion et une période réservée aux communications par affiches, principalement destinée au dialogue autour de travaux étudiants sur la thématique du colloque.

 


Colloque sur les structures alternatives de scolarisation (SAS) : ANNULÉ

Le colloque ayant pour titre Les structures alternatives de scolarisation en France et au Québec : Une offre complémentaire pour raccrocheurs scolaires? se doit d'être annulé en raison des circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19.

 


Le colloque qui se tiendra le 15 avril 2020, aura pour titre : Les structures alternatives de scolarisation en France et au Québec : Une offre complémentaire pour raccrocheurs scolaires?

Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) – Salle Mont-Royal
3535 rue St-Denis, Montréal

École de la rue, école du milieu, organismes de raccrochage scolaire, etc. (pour le Québec), microlycées, lycée de la nouvelle chance, pôle innovant, etc. (pour la France), les structures alternatives de scolarisation portent des noms variés et recouvrent des modalités de scolarisation différentes. Toutefois, elles ont en commun d’accueillir des élèves de 16 ans et plus, qui ont interrompu leur parcours scolaire et qui se trouvent en situation de vulnérabilité. Ces structures sont considérées comme « expérimentales », en ce sens qu’elles déploient des dispositifs qui se veulent innovants pour répondre aux besoins variés des élèves qu’elles accueillent. Leur offre de service souhaite aller au-delà du cadre scolaire traditionnel, en s’inscrivant dans une approche systémique, multifactorielle et processuelle du raccrochage scolaire.

La première partie de ce colloque consiste en une série de conférences données par Anne Lessard (Université de Sherbrooke), Sandrine Benasé-Rebeyrol (Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis), Sylvain Bourdon (Université de Sherbrooke) et Bruno Garnier (Université de Corse Pasquale Paoli). La seconde partie s'articulera autour de deux ateliers au choix, au cours desquels les participants seront invités à discuter de différentes questions vives en lien avec le raccrochage scolaire. Ces ateliers seront conduits par Sophie Grossmann (Université du Québec à Montréal) et Marjorie Vidal (Université du Québec à Montréal). Ils seront suivis d'une table de clôture animée par Philippe Chaubet (Université du Québec à Montréal) et Bruno Robbes (Université de Cergy-Pontoise).

Ce colloque, organisé par la Chaire-Réseau de recherche sur la jeunesse au Québec, la Fédération pour les établissements scolaires publics innovants (FESPI, France), l’organisme de raccrochage Déclic (Québec) et le Laboratoire Culture et Diffusion des Savoirs et Sociétés (CeDS, EA7440, France), a pour objectif de comprendre ces structures alternatives. Il s’adresse à toutes les personnes concernées par le raccrochage scolaire (enseignants, intervenants, directeurs, mais aussi professeurs et étudiants).

Réservation gratuite obligatoire : cliquer ici.

 

Pour plus d'informations, voir l'affiche ci-dessous :