Activités

Événement exclusif aux étudiants : Direction recherche

Une occasion unique pour discuter avec les professeurs-chercheurs de l'UdeS et conclure une entente de direction de thèse ou de mémoire en vue d'une admission en 2018.

Soumettez votre candidature pour participer à l’événement exclusif Direction recherche qui aura lieu le 9 septembre 2017. Il s’agit d’une occasion unique pour discuter en privé avec les professeurs-chercheurs chevronnés de l'Université de Sherbrooke et conclure une entente de direction de thèse ou de mémoire en vue d’une admission en 2018.

Direction recherche

Retour sur le Colloque international sur une approche sociocritique du numérique en éducation

Par Charles Bourgeois, membre étudiant du CÉRTA

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À l’origine de l’approche sociocritique se trouve le constat que l’étude des usages numériques éducatifs s’est principalement articulée autour de l’enseignement et de l’apprentissage en contexte institutionnel (Bayne, 2014; Erstad et Arnseth, 2013; Ito et al., 2013). Sans remettre en question la pertinence de ces études, un nombre croissant de chercheurs en appelle à appréhender le numérique dans sa relation dynamique aux acteurs éducatifs au sein des contextes sociaux et culturels dans lesquels cette relation prend place. Une approche sociocritique présente plusieurs intérêts (Collin, Guichon et Ntebutse, 2015):

  1. d’identifier les usages effectifs du numérique par les enseignants et les apprenants et de les confronter aux discours sur le numérique en éducation véhiculés par les acteurs éducatifs, politiques, économiques, sociaux ou autres ;
  2. de déterminer dans quelle mesure ces discours, qui sont porteurs de valeurs et d’intérêts dominants, sont compatibles avec les missions de l’éducation.

Le Colloque international sur une approche sociocritique du numérique en éducation qui s'est tenu les 15 et 16 mai, organisé par Jean Gabin Ntebutse, professeur à l’Université de Sherbrooke et membre régulier du CÉRTA, et Simon Collin, professeur à l’UQAM, a permis de partager les résultats de recherche sur des questions en éducation par rapport aux défis et aux enjeux posés par le paysage numérique en constante évolution. Plus précisément, ce colloque a accueilli à la fois des communications théoriques, qui réfléchissent aux tenants et aboutissants d’une approche sociocritique pour l’étude du numérique en éducation, et des communications empiriques, qui adoptent une approche sociocritique dans leur étude du numérique en éducation. Il s’articulait autour des axes suivants :

  1. Contextualisation du numérique dans le quotidien des acteurs éducatifs et paraéducatifs, en tant  qu’individus sociaux liés par des relations, des rôles et des normes variables suivant les interlocuteurs,  les lieux, les classes sociales et les appartenances  ethnoculturelles ;
  2. Contextualisation du numérique dans les logiques  économiques, politiques, idéologiques qui privilégient certaines valeurs et certaines finalités plutôt que d’autres, et qui s’avèrent plus ou moins compatibles avec les missions de l’École;
  3. Contextualisation du numérique dans la filiation historique des objets techniques qui ont pénétré  l’éducation;
  4. Contextualisation du numérique en lien avec les disciplines s’intéressant aux relations entre la technique et la société, tout en spécifiant les enjeux éducatifs qui sont propres à ce domaine d’étude.
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L’événement s’est entamé par un précolloque étudiant dont l’objectif consistait à stimuler la réflexion des étudiants à propos de leurs projets de recherche et des liens qu’ils entretiennent avec une approche sociocritique. Le début des conférences a été précédé d’un mot d’ouverture de Serge Striganuk, doyen de la Faculté d’éducation, qui a souligné la pertinence de l’événement pour la réflexion quant à l’intégration des nouvelles technologies numériques et a souhaité sa reconduction lors d’années subséquentes. Ont suivi diverses communications réunies en thématiques : penser le numérique en éducation; continuités-ruptures à travers les contextes scolaire et extrascolaire; enjeux socioéthiques du numérique en éducation. En fin d’après-midi, une table ronde interactive avec les chercheurs Périne Brotcorne, Éric Delamotte, Christian Ollivier et Jean-Luc Rinaudo. Chaque intervenant présentait brièvement sa vision des approches critiques en lien avec ses objets d’étude et de ses ancrages disciplinaires. Les intervenants intervenaient successivement les uns après les autres pour ensuite laisser l’audience poser des questions permettant de poursuivre la réflexion sur la variété des approches critiques et de leurs ancrages disciplinaires dans l’étude du numérique en éducation.

La deuxième journée a commencé avec une conférence plénière avec le professeur George-Louis Baron dont les travaux démontrent un intérêt pour l’informatique et les technologies de la communication comme faits éducatifs émergents. Monsieur Baron a montré que le numérique consiste en un phénomène ayant évolué par vagues depuis la Seconde Guerre mondiale ayant donné lieu à des alternances d’illusions et de désillusions sur son potentiel. Autour de chacune des illusions, nous avons vu apparaître différents types de personnages : des prophètes, des évangélisateurs, des marchands, mais aussi des imprécateurs et des critiques. À la suite de cette présentation, les participants ont assisté aux conférences dont les thématiques étaient les suivantes : éducation aux médias; continuités-ruptures à travers les contextes scolaire et extrascolaire; le numérique en éducation : entre prescription, perception et appropriation; des appropriations socialement et culturellement différenciées du numérique en éducation; de la conception à l’appropriation d’outils numériques en éducation.

À la suite de ces deux journées riches en échange d’idées, une synthèse des discussions a été effectuée par Nicolas Guichon, professeur à l’Université Lyon 2 et coauteur d’un article avec Simon Collin et Jean Gabin Ntebutse sur cette approche. Le colloque s’est terminé avec la remise du prix du prix étudiant de la meilleure présentation à Olivier Calonne, étudiant à l’UQAM, et par le mot de clôture où les organisateurs ont remercié tous les conférenciers, les commanditaires et le comité organisateur d’avoir rendu cet événement possible. Notons que Charles Bourgeois, membre étudiant du CÉRTA, faisait partie du comité logistique de l’événement. Un prochain colloque sur une thématique semblable a été annoncé à Lyon pour mars 2018. 

Au final, ce colloque découlant de l'initiative d’un comité organisateur composé de plusieurs chercheurs provenant de toute la Francophonie, a permis la réalisation d’un programme ambitieux et de présentations riches en diversité.

 

Colloque Mobilisation des concepts entourant l’écrit et la littératie des adultes : différentes perspectives en convergence?

Appel à communications

85e congrès de l’Acfas : du 8 au 12 mai 2017 à l’Université McGill (Montréal, Canada)

L'écrit et la littératie des adultes et des jeunes adultes peuvent être vus comme constitutifs d'un vaste domaine de pratiques et de recherches. Le sens des notions et des concepts qui sont rattachés à l’écrit diffère selon les communautés de recherche et les langues, mais aussi selon les approches, c’est-à-dire les manières générales d’aborder un objet d’étude (systèmes de significations, concepts, méthodes, discipline de référence). Ces différences posent de nombreux défis d’ordre épistémologique et méthodologique, de même que pour le travail d’appropriation par les milieux de l’intervention. Fraenkel et Mbodj (2010) ainsi que Barton et Papen (2010) ont entamé une discussion sur les divergences et convergences entre les concepts mobilisés dans les sphères francophones et anglophones de recherches sur les pratiques de l'écrit et la littératie. Une réflexion a aussi été amorcée (Mercier et Bélisle, 2015) sur les approches dites cognitive et socioculturelle de l’écrit et de la littératie. Si la première, dominante, est centrée sur les compétences et fait des emprunts à la psychologie cognitive, la seconde fait des emprunts à la sociologie et à l'anthropologie pour comprendre les activités ou pratiques des individus ou des collectivités dans un contexte spécifique d'usage de l'écrit. En même temps, certains travaux laissent présager d’un rapprochement de paradigmes entre ces deux approches.

Ainsi, le but de ce colloque est de faire le point sur les concepts mobilisés dans les recherches sur l’écrit et la littératie  conduites avec une approche socioculturelle, notamment dans le contexte franco-américain. Le colloque a deux axes de convergences :

  1. l’axe du sens des notions et des concepts, incluant leur flou sémantique, dans les sphères anglophones et francophones des recherches sur l’écrit ou la littératie;
  2. l’axe des approches socioculturelles de l’écrit et de la littératie, incluant les possibles rapprochements de paradigmes avec les approches qui s’intéressent aux compétences.

Pour soumettre une communication

Les propositions de contributions pourront prendre deux formes : 1) Affiches scientifiques et 2) Communications scientifiques de 20 minutes. Les résumés en français des propositions, d’un maximum de 250 mots, devront être envoyés aux adresses courriel suivantes : v.theriault@strath.ac.uk et Jean-Pierre.Mercier@USherbrooke.ca. Formatées en fichier Word, elles incluront un titre et le résumé. Chaque proposition sera évaluée anonymement par deux membres du comité scientifique en lien avec sa pertinence par rapport aux deux axes de convergences.

Calendrier

Date limite de soumission des propositions : 1er février 2017

Réponse du comité scientifique : 15 février 2017

Comité scientifique:

Jean-Pierre Mercier, Université de Sherbrooke
Isabelle Rioux, Université de Sherbrooke
Virginie Thériault, University of Strathclyde
Charline Vautour, Université de Moncton

 

Conférence-midi avec Rachel Bélisle et David Baril : jeudi 9 mars 2017

Rachel Bélisle et David Baril,
Contexte socioculturel et attention donnée à des sous-groupes vulnérables dans l’intervention en orientation.

livre

Dans le cadre des conférences-midi du CÉRTA
Jeudi, 9 mars 2017
11h45 à 12h45
Faculté d'éducation, local A1-229

Dans le cadre du projet « Orientation professionnelle des adultes sans diplôme dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie » (Bélisle et Bourdon, 2015), nous avons dépouillé une trentaine de manuels spécialisés et handbooks en orientation. Nous voulions faire le point sur le traitement des réalités des adultes sans diplôme et de l’intervention en orientation, suggérée ou prescrite, auprès d’eux en comparaison avec celui d’autres sous-groupes vulnérables. La communication mettra l’accent sur le rôle du contexte socioculturel dans l’attention donnée aux sous-groupes vulnérables dans l’intervention en orientation (femmes, personnes handicapées, personnes issues de l’immigration, etc.) incluant les adultes sans diplôme. Nous présenterons quelques pistes pour une intervention en orientation adaptée aux questions d’orientation des adultes sans diplôme.

 

Conférence-midi avec Marjorie Vidal : mardi 17 janvier 2017

Marjorie Vidal,
Repenser le social dans l’intervention scolaire.

livre

Dans le cadre des conférences-midi du CÉRTA
Mardi, 17 janvier 2017
11h45 à 12h45
Faculté d'éducation, local A1-229

Cette présentation fait état d’une recherche doctorale dont l’objectif était de comprendre comment les élèves mobilisent les intervenants du milieu scolaire quand ils rencontrent des difficultés dans leur parcours. Les apports complémentaires du capital social (Nahapiet et Ghoshal, 1989) et de la théorie de la structuration (Giddens, 1984) ont permis d’appréhender la mobilisation comme un processus multidimensionnel et dynamique. La démarche méthodologique repose sur une ethnographie scolaire qui a duré 3 ans et demi et s’est déroulée dans une école secondaire en milieu défavorisé et multiethnique de Montréal. Les principaux résultats révèlent l’importance des espaces de médiation où la négociation entre les élèves et l’école se trouve favorisée. Ils mettent aussi en lumière le rôle des acteurs qui y évoluent, notamment les intervenants communautaires. La discussion permettra, sur la base des apports et limites de cette recherche, d’envisager de nouvelles modalités d’intervention qui amènent à repenser le social dans l’intervention scolaire.