Apprendre ailleurs et autrement : l’évolution du rapport au savoir de jeunes adultes non diplômés du secondaire.

Notice bibliographique

Turmel, H. (2017). Apprendre ailleurs et autrement : l’évolution du rapport au savoir de jeunes adultes non diplômés du secondaire. Thèse de doctorat en éducation, Université de Sherbrooke, Sherbrooke.

Résumé

Dans une perspective d'apprentissage tout au long de la vie, la présente thèse a comme objectif général de recherche de mieux comprendre le rapport au savoir de jeunes adultes non diplômés du secondaire et son évolution, sur une période de quatre ou cinq ans, dans le cadre de différentes expériences de vie personnelle, professionnelle, scolaire ou citoyenne. Pour ce faire, elle a principalement eu recours au concept de rapport au savoir dans sa perspective sociologique tel que développé par Bernard Charlot et par l’équipe de recherche Éducation, socialisation et collectivités locales (ESCOL). Sur le plan méthodologique, la présente étude s’est inscrite dans une approche biographique, longitudinale et compréhensive. Elle a profité des données recueillies dans le cadre de l’Enquête longitudinale auprès de jeunes adultes en situation de précarité (ELJASP). En effet, le corpus à l’étude a été constitué de données d’entretien recueillies auprès de six jeunes adultes qui ont participé à quatre ou cinq vagues de collecte de données de l’ELJASP. Les résultats de la présente étude ont permis de montrer que les jeunes adultes réalisent de nombreux apprentissages hors du cadre scolaire à partir d’une diversité d’expériences de vie dont plusieurs portent la marque de l’adversité et qui, très souvent, découlent du passage à la vie adulte. Ces apprentissages, qui façonnent la vie des jeunes adultes, qu’ils soient plus ou moins scolarisés, sont diversifiés, complexes et, fréquemment, réflexifs. Plus encore, ils donnent une forme particulière au rapport au savoir des jeunes adultes; ce dernier est apparu comme dynamique et évolutif. Enfin, non seulement les jeunes adultes ont-ils rapporté avoir appris dans, et par, la vie, mais ils ont, de plus, affirmé leur préférence pour l’activité d’apprendre à l’école de la vie. De ce point de vue, l’école-institution, sans jamais être absente ou totalement rejetée, est généralement apparue subordonnée à l’école de la vie.

Membres du CÉRTA impliqués