COVID-19 Pratiques de soutien aux parcours d'apprentissage et au bien-être de jeunes en situation de vulnérabilité

murale

Cette étude, subventionnée dans le cadre des Subventions d'engagement partenarial du CRSH, est menée par la professeure Anne Lessard (membre régulière du CERTA) avec comme cochercheuses notamment Patricia Dionne (membre régulière du CERTA) et Nadia Rousseau (Université du Québec à Trois-Rivières), chacune assumant la direction de l’un des trois volets. À terme, les trois volets permettront de répondre à la question suivante :

Comment les intervenants communautaires contribuent-ils à soutenir les jeunes dans leurs parcours d'apprentissage, plus spécifiquement pour les aider à développer leur agentivité et à atteindre un certain niveau de bien-être en contexte d'apprentissage?

Cette étude s’inscrit en cohérence avec l’avis émis par le Conseil Supérieur de l’Éducation (2020) portant sur le bien-être de l’enfant à l’école. Dans cet avis, le CSE déclare que « la contribution des organismes de la communauté au mieux-être des familles et des enfants est manifeste. Un véritable partenariat école‐communauté, établi dans le respect de l’autonomie de chacun, permettrait d’optimiser ces ressources au profit des enfants et de leur famille. » (p. 86). C’est dans cet esprit que la Maison Jeunes-Est (MJE) comble sa mission d’éducation auprès de personnes adolescentes issues de plusieurs familles natives et immigrantes vivant de la précarité et de la pauvreté dans l’est de la ville de Sherbrooke. Le projet partenarial établi dans le cadre de cette étude vise à amener chaque jeune à agir avec agentivité dans son parcours et son implication dans la vie communautaire.

Les objectifs spécifiques de cette étude sont ainsi :

  1. Décrire comment les jeunes de la MJE sont affectés par la pandémie dans leurs parcours d’apprentissage (N. Rousseau);
  2. Décrire les changements provoqués par la pandémie sur le plan des pratiques de soutien aux parcours d’apprentissage des jeunes initiées par les personnes intervenantes communautaires (A. Lessard);
  3. Développer un projet collectif visant le développement du pouvoir d’agir et le bien-être en contexte d’apprentissage des jeunes de la MJE (P. Dionne).

Dans cette étude, différents cadres théoriques sont mobilisés dans lesquels les jeunes ont un rôle actif, notamment pour soutenir l’apprentissage de leurs pairs de même que pour transformer et rendre plus équitables les situations sociales dans lesquelles ils sont impliqués (Gutiérrez et Jurow, 2016). Par exemple, le projet collectif est réalisé par et pour les jeunes afin de répondre à un besoin qu’elles et ils identifient dans leur communauté, ce qui, dans le cas présent, les a amenés à réaliser une murale sur comment ils ont vécu la pandémie et à la présenter lors d’une exposition.

Pour répondre aux trois objectifs, différentes collectes de données ont eu lieu entre janvier 2021 et avril 2022. Pour le premier objectif, des jeunes ont été rencontrés pour exprimer leur vécu en lien avec la pandémie à partir d’un artefact qu’elles et ils ont réalisé. Pour le deuxième objectif, les personnes intervenantes en maisons de jeunes ont participé à une entrevue afin de comprendre comment ils ont soutenu les jeunes pendant la pandémie, plus particulièrement leur besoin d’autodétermination. Pour le troisième objectif, les jeunes ont été amenés à s’impliquer dans les toutes étapes menant à la réalisation d’une œuvre artistique; une murale. Les rencontres entre les jeunes et les adultes qui accompagnent la démarche ont été documentées par observation vidéoscopique. Des entrevues ont ensuite été menées auprès des jeunes trois mois après la fin du projet afin de documenter l’influence de leur contribution au projet collectif sur leur parcours d’apprentissage et leurs projets dans leurs différentes sphères de vie.

Source(s) de financement
Conseil de recherches en sciences humaines du Canada

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