Activités

Conférence avec Marie-Michelle Pariseau : mercredi, 14 mars 2018

Pour que le crime paye : l'influence dans le processus d'insertion professionnelle des apprentissages réalisés dans l'exercice d'activités criminelles.


Dans le cadre des conférences du CÉRTA
Mercredi, 14 mars 2018
16h00 à 17h00
Faculté d'éducation, local A1-229

 

Cette conférence présente des résultats d’une recherche menée auprès de six jeunes adultes ayant exercé des activités criminelles pour en voir les apprentissages mobilisés ou susceptibles de l’être dans leur processus d’insertion dans un emploi légal. D’abord, nous nous pencherons sur la problématisation, le cadre d’analyse et la méthodologie de cette recherche. Suite à quoi, nous présenterons plus explicitement les résultats obtenus auprès de deux participants quant à leurs enjeux d’insertion au regard de leur casier judiciaire et la mobilisation de certains des apprentissages réalisés au sein d’activités criminelles dans leur recherche et maintien en emploi. Finalement, les résultats obtenus nous permettront de mieux comprendre les caractéristiques de leur processus d’insertion professionnelle et d’explorer de nouvelles avenues d’intervention possibles afin d’accompagner plus adéquatement ces populations vulnérables sur qui pèse souvent un regard normatif. 


8e édition du colloque scientifique étudiant du CÉRTA : jeudi, 22 février 2018

Représentations et sens de l'apprentissage dans les parcours individuels et collectifs.


22 février 2018
Faculté d'éducation de l'UdeS
Local A1-229


Pour télécharger la programmation de la journée

Partant de l’idée que le monde ne peut être appréhendé qu’à travers le sens que lui accordent les individus, de nombreuses recherches en éducation s’intéressent au sens qu’attribuent les personnes en situation de précarité à l’apprentissage et aux relations que celui-ci peut entretenir avec les parcours individuels et collectifs. C’est notamment par le construit des représentations, individuelles ou collectives (Durkheim, 1898), que les acteurs proposent et agissent au sein de modèles explicatifs, rendus intelligibles par le langage (Hamel, 1997). La notion de représentation se distingue ici de ses déclinaisons plus conceptuelles, comme la théorie des représentations sociales de Moscovici (1989), c’est-à-dire qu’elle retient également d’autres concepts permettant à l’individu de se constituer une grille d’interprétation du monde. Nous pensons, sans nous y restreindre, aux travaux à propos des croyances (Rokeach, 1968), de la perception (Delorme et Fluckiger, 2003) ou du « rapport à » (Collin, 2017; Longo, 2012). Dans cette optique, le huitième colloque scientifique étudiant du CÉRTA souhaite donner une place particulière aux travaux mobilisant cette notion des représentations, dans un sens large, auprès de populations en situation de précarité. Les travaux présentés peuvent aussi s’intéresser aux relations entre l’environnement social et le recours aux services de soutien ou d’accompagnement. En conformité avec les orientations de la programmation scientifique du CÉRTA, les propositions de communication peuvent s’inscrire dans trois axes principaux :

  • Un axe concernant directement les personnes, leurs parcours de vie et milieux sociaux, leurs précarités, leurs transitions et l’apprentissage qui y est associé
  • Un axe concernant l’intervention proximale
  • Un axe concernant la programmation sociale


Le thème du colloque peut être abordé sous plusieurs angles. Tout d’abord, du lieu d’une épistémologie permettant d’interroger les conceptions de représentation ou d’apprentissage et de voir comment celles-ci sont mobilisées pour rendre compte de la complexité des situations et des contextes. Ensuite, du lieu d’une méthodologie explorant les différentes approches et outils pouvant être mobilisés dans l’étude des représentations et ayant une visée de retombées sur les pratiques de soutien destinées aux populations en difficulté. Les propositions pourront se pencher sur la portée des méthodes qualitatives et quantitatives et sur les questions éthiques pouvant être soulevées par le recours à celles-ci. Enfin, du lieu des enjeux plaçant l’accent sur les interactions entre différentes sphères de vie et leur déploiement tout au long de la vie des personnes, par exemple en interrogeant les parcours des adolescents ou des jeunes adultes à l’intérieur des systèmes formel et informel d’éducation, le sens accordé à l’apprentissage par les adultes sans diplôme, etc.

Cet événement vise à permettre des échanges conviviaux sur les projets de maîtrise et de doctorat des personnes étudiantes en éducation et en orientation selon l’avancement leur recherche (problématique, cadre analytique, recension des écrits, méthodologie ou résultats d’une recherche). Des communications orales et par affiche seront présentées et seront suivies d’une remise de prix. La meilleure présentation se verra décerner un prix de 300 $, et l’étudiant ou l’étudiante terminant en deuxième place obtiendra une bourse de 250 $. Le prix coup de cœur de la mise en affiche consistera en une bourse de 200 $. La date limite pour l’appel à communications est le 26 janvier 2018. Toute personne étudiante et intervenante intéressée par la thématique du colloque est la bienvenue.

Pour faire une proposition de communication, veuillez remplir le formulaire ci-dessous et le faire parvenir à Charles.Bourgeois@USherbrooke.ca.

8e colloque

Conférence-midi avec Jean Gabin Ntebutse et Charles Bourgeois : jeudi, 8 février 2018

L’apprentissage informel avec les technologies numériques : quels enjeux pour la recherche, la pédagogie, la pratique et les politiques éducatives ?

Dans le cadre des conférences du CÉRTA
Jeudi, 8 février 2018
11h45 à 12h45
Faculté d'éducation, local A1-229

Les pratiques numériques caractérisent le quotidien des adolescents d’aujourd’hui à tel point que l’on parle du développement chez eux d’une culture numérique (Fluckiger, 2008). Ceux-ci utilisent des environnements numériques qui brouillent les frontières classiques entre la maison, l’école et les loisirs (Furlong et Davis, 2012). Ce contexte justifie la pertinence de connaitre les apprentissages réalisés avec les usages numériques effectués essentiellement par les adolescents en dehors de la classe et la mesure dans laquelle ces apprentissages sont réinvestis dans les activités d’apprentissages proposées par l’école. À travers une analyse de la littérature scientifique dans des bases de données comme Érudit, Francis, etc., ainsi que dans certaines revues spécialisées comme Computers & Education, Australian Journal of Educational Technology, Oxford Review of Education, etc., il ressort que quelques expériences de transfert peuvent être observées, mais que, généralement, le transfert vers des activités d’apprentissage formelles demeure un exercice complexe à s’approprier encore pour les adolescents. Des implications pour les différents acteurs du système scolaire sont soulignées, et des défis d’ordre technologique, pédagogique et politique constituent encore des obstacles à l’obtention d’un gain pédagogique relativement à l’intégration du numérique (Khaddage, Müller et Flintoff, 2016).